Plumes et paillettes

Si ce n’est pas la première fois que vous visitez mon blog ce mois-ci, vous avez pu remarquer que je participe au projet Un défi ou un écrit d’Agoaye. Il y a deux semaines, j’ai dressé une liste de ce que je ferai en 2016 pour mettre du bonheur dans mon quotidien. La semaine dernière, j’ai parlé du roman que je veux écrire cette année. Et puis cette semaine… eh bien cette semaine, c’est le syndrome de la page blanche.

Je vous fait un résumé d’Un défi ou un écrit: chaque semaine, Agoaye nous propose un défi à réaliser et un thème sur lequel on doit écrire un texte. On peut faire l’un ou l’autre, ou les deux si on est vraiment motivé.

Le défi de cette semaine, c’est «dire qu’on aime». Il est décomposé en trois parties:

→ Verbaliser notre amour. Là, aucun soucis. Je suis très généreuse avec les mots «je t’aime», je dois bien les prononcer une cinquantaine de fois par jour.

→ Formuler ce que nous aimons. C’est un peu plus difficile, mais il se trouve que c’est déjà quelque chose sur lequel je travaille. Ça ne me vient pas naturellement. Il faut que je force et du coup ça ne paraît pas sincère même si je le pense vraiment.

→ Faire une liste de ce que nous aimons chez nous. Ha! Ouf. Je me suis prêtée au jeu. Résultat: la liste est courte et ça m’a fait réaliser à quel point mon moral est bas ces temps-ci. Ça ne va pas.

J’avais toutefois envie de publier un article plus positif. Tournons-nous vers l’écrit, tiens!

feather2Le thème: Plumes et paillettes.

Quand je l’ai lu pour la première fois, ça ne m’a rien inspiré. Rien, rien, rien.

Et puis ça m’a fait penser à mon fils qui se fait des colliers avec tout et n’importe quoi. Il aime ce qui brille. Il aime ce qui est beau. «Ça va lui passer,» un membre de la famille a dit. «Les vrais gars ne portent pas de colliers.»

Ah oui, projeter des stéréotypes de genre sur un enfant de 20 mois, c’est tout à fait censé. Arthur ne fait même pas la différence entre un homme et une femme. Il appelle ses propres mamelons «le lait»! À son âge, on peut encore apprécier les choses sans trop se poser de question. Mon fils aime jouer à faire la cuisine et faire des tours de blocs. Il aime lancer des balles et regarder des photos de chatons. Il aime courir, grimper, et danser. Est-ce qu’on peut le laisser être heureux encore quelques temps sans noircir son plaisir à coups de «les garçons ne font pas ça»?

N’oublions pas le plus important: les stéréotypes de genre, ça existe encore? On va vraiment laisser la peur de la féminité et de l’homosexualité ternir la vie d’une génération qui vient tout juste de naître?

Arthur sera peut-être hétéro, peut-être gay, peut-être même qu’il m’apprendra un jour qu’il est elle. On ne peut pas prévoir. Mais peu importe son orientation et son identité sexuelle, qu’il soit jeans et t-shirt ou plumes et paillettes, une chose est sûre:

Arthur sera l’enfant le plus aimé de la planète.

Une année, un roman

Une année, un romanJe vous l’avais mentionné la semaine dernière. Je vous le répète: cette année, j’écris un roman. Voilà. C’est dit. Je ne peux plus reculer.

Ce ne sera pas mon premier roman. Pour vous faire une histoire courte, j’ai terminé quelques manuscrits qui ont fini oubliés dans les profondeurs d’un vieux PC. Bon débarras. Soit mon intrigue avait dérapé (en 2011, je voulais écrire un thriller psychologique, au final j’avais une espèce d’histoire d’amour), soit j’avais exploré un univers qui ne me convenait pas du tout et que je ne voulais plus jamais revisiter (en 2012, ça a été l’histoire d’une vampire propriétaire d’une agence de rencontres).

Le problème commun avec tous ces manuscrits ratés, c’est que j’ai voulu y aller trop vite.

En 2011, j’ai tenté d’écrire trop rapidement. Quand l’inspiration a bloqué, j’ai guidé mes personnages dans une direction aléatoire, sans égard pour la fin que j’avais imaginée. L’année suivante, je n’ai tout simplement rien planifié et j’ai écrit la première (mauvaise) idée qui m’a traversé l’esprit. Et je ne vous parle même pas de la qualité de l’écriture elle-même.

Il y a au moins un point positif: j’ai appris de ces erreurs.

Je sais maintenant l’importance de bien se préparer avant de se lancer. Il y a des auteurs capables de rédiger un premier chapitre sans savoir ce qui se passera dans le dernier. Pas moi. En 2016, je vais prendre le temps de bien connaître mes personnages et de développer une intrigue solide. J’ai déjà commencé à travailler sur mes deux protagonistes. Pour l’intrigue, je suis dans le noir total, mais ça devrait s’éclaircir bientôt. Enfin, j’espère.

Je sais aussi que ce n’est pas une course. Je n’ai pas besoin d’écrire 2000 mots par jour. De toute façon, avec Arthur et le manque de sommeil, ce serait impossible. Je veux bien que mon roman devienne une priorité, mais mon enfant et ma santé mentale passent encore devant! En 2016, je vais respecter mon rythme et me fixer des buts réalistes. Je n’ai le temps d’écrire que 50 mots? Alors 50 mots ce sera.

Et finalement, je sais que je suis capable d’écrire un roman complet. Je dois à présent me prouver que je suis capable d’en écrire un bon. Si je choisis avec soin mon intrigue, que j’aime mes personnages comme s’ils étaient mes propres enfants, que je savoure le processus plutôt que de vomir des tas de mots, pourquoi je ne réussirais pas?

C’était ma participation au rendez-vous d’Agoaye Un défi ou un écrit.

Ma p’tite liste pour 2016

Autant vous le dire tout de suite, mon blog restera plutôt tranquille cette année. J’ai un autre projet de taille qui m’accapare: celui d’écrire un roman. Je reviendrai vous en parler plus tard, tiens! Mais je ne veux pas abandonner Humeur Maternelle pour autant. C’est pourquoi je suis passée sur le blog Agoaye il y a quelques jours. J’avais vu son projet de 53 billets en 2015 et j’espérais qu’elle revienne avec un truc du genre pour 2016. Bingo! Cette année, il y aura un défi et un sujet d’écriture par semaine. On peut participer à l’un ou l’autre, ou les deux… mais allez donc voir Agoaye plutôt, elle l’explique mieux que moi.

Pour moi, cette semaine, ce sera l’écrit. Le sujet imposé: ma p’tite liste pour 2016. C’est vague, et d’après ce que j’ai lu dans les commentaires, c’est supposé l’être. Je choisis de vous faire la liste de ce que je compte faire pour injecter plus de bonheur dans cette nouvelle année.

Me souvenir de bien respirer

Ça semble ridicule dit comme ça, mais voilà: la semaine avant Noël, j’ai réalisé que je pouvais écourter les crises de larmes ou de colère d’Arthur en respirant profondément moi-même. Il essaie toujours de m’imiter, et du coup il en oublie pourquoi il hurlait deux secondes plus tôt. En prime, j’évite de perdre patience, je suis zen… Définitivement un truc à utiliser souvent en 2016!

Boire du thé sans retenue

Si j’ai besoin de mes vingt-milles litres de café par jour, je dois avouer que j’ai une préférence pour le thé et que c’est probablement meilleur pour ma santé que mon breuvage habituel. Mon conjoint m’a d’ailleurs offert une tasse parfaite de David’s Tea et une boîte de thés sans caféine pour Noël.

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Si ça vous intéresse, je vous recommande: À la rescousse de maman (à boire en respirant profondément pour survivre au Terrible Two de votre bambin), Sérénité (avec lavande, fraises et hibiscus, le nez est comblé autant que les papilles), et Rooibos Earl Grey (ça sent l’Angleterre, et on peut le boire avant de se coucher sans se condamner à l’insomnie, ça j’aime ça). Ils se trouvent tous chez David’s Tea, et puis non, je n’ai pas été payée pour vous en parler.

Bon, j’ai fait une liste dans une liste.

Relire Harry Potter

Parce que ça a marqué mon adolescence et que je me trouve bien vieille avec mes 25 ans. Parce que je veux retomber amoureuse des jumeaux Weasley, même si je sais que le septième livre me brisera le cœur. Parce que je suis maintenant mère, et que j’ai envie de redécouvrir cette série où les mamans sont souvent célébrées (Lily Potter, Molly Weasley, même Narcissa Malefoy!)

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Écrire mon roman jusqu’au bout

Je me donne jusqu’au 31 décembre pour terminer le premier brouillon. Ça me donne amplement le temps de bien construire mon intrigue et apprendre à connaître mes personnages sans devoir taper un milliard de mots par jour. Terminer ce projet, ça donnerait un grand boost à mon égo, moi qui me sens imposteur lorsque j’affirme que j’écris.

Et vous, où irez-vous chercher votre bonheur cette année?

Là, tout de suite, maintenant #1

C’est enfin samedi!

Le weekend dernier a été tout sauf reposant. Nous sommes allés dire coucou à mes parents, ce qui veut dire que nous avons passé près de quatre heures sur la route, puis il y a eu une fête d’enfant avec environ 50 invités. J’espérais que la semaine soit tranquille, mais non: mon conjoint est parti travailler à l’extérieur pendant quatre jours et Arthur a trouvé comment ouvrir le tiroir avec les couteaux de cuisine.

Bref, les articles que j’avais commencé à rédiger et qui devaient être publiés cette semaine n’ont jamais été terminés, faute de temps et d’énergie. Je me mets peut-être trop de pression, mais j’aimerais avoir publié au moins une trentaine d’articles d’ici la fin de l’année, et après la semaine démotivante que je viens de passer, je me sens si loin de mon but… Dire que dans mon calendrier éditorial, pour demain, j’ai «ce qui me motive». Ha! On oublie ça.

Faute de pouvoir suivre ce fameux calendrier, j’ai fouiné sur le web à la recherche d’inspiration. J’ai trouvé le blog rukristin et son projet Currently List. Toutes les semaines, elle invite les gens à compléter 7 petites phrases de rien du tout. Je ne le ferai peut-être pas toutes les semaines, mais j’aime bien le concept et ça me donne une occasion pour utiliser mes nouveaux stylos. Lire la suite de « Là, tout de suite, maintenant #1 »

Canicule, va-t’en!

Les étrangers ont cette idée absurde qu’au Canada, il fait toujours froid. Je vous confirme que ce n’est pas le cas. Il fait présentement 29°C dans mon salon, et plus chaud encore dehors. La chambre où dort Arthur, face au Nord, se tient à un modeste 25°C, ce qui est tout de même chaud pour une pièce au sous-sol.
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