Bucket List d’automne

Sans aucun doute, l’automne est ma saison préférée. Les risques de canicule deviennent de plus en plus faibles, même si l’été indien nous réserve parfois des surprises, on ne gèle pas comme en hiver, et les occasions de manger de la soupe (je pourrais en manger tous les jours!) se multiplient.

J’adore les spécialités culinaires de cette saison, comme vous pouvez le remarquer avec les items de ma bucket list automnale. Ça tombe bien, parce que l’automne est aussi la saison de mes plus grands deuils. #mangersesémotions Je vous en reparlerai plus tard, mais pour l’instant j’ai envie de me concentrer sur ce qui me rend heureuse ces mois-ci.

Voici donc ma bucket list automnale! Lire la suite de « Bucket List d’automne »

Facebook, je te hais

Tout le monde y est, y compris ma grand-tante qui vit dans un couvent. J’y suis aussi. J’y publie (trop) de photos d’Arthur, j’y partage des articles intéressants et j’y passe beaucoup de temps, particulièrement sur les groupes dont je suis membre. Mais voilà, Facebook est le réseau social que je déteste le plus.

Voici, sans plus tarder, cinq raisons pour lesquelles je n’aime pas Facebook. Lire la suite de « Facebook, je te hais »

20 choses sur moi

Ce mois-ci, j’ai décidé de bloguer plus régulièrement. J’ai imprimé un «blog planner» et je me suis assise une soirée pour prévoir les articles que je publierai en septembre et en octobre. Mon planificateur a également une section pour établir quels sont les objectifs du mois. Par exemple, en septembre, je veux réécrire ma page À propos pour l’améliorer. Je n’ai pas l’impression que ce qui y est écrit présentement me décrit bien. Ça fait aussi très brouillon.

En attendant que ce soit fait, je reprends un concept très populaire parmi les blogueuses. Voici 20 choses pour mieux me connaître. Lire la suite de « 20 choses sur moi »

Mamanforme

(Ahem. Pardonnez le titre. Oui, c’est une allusion à Enfanforme.)

Je n’ai rien publié depuis un mois pour plein de raisons, la principale étant que j’ai voulu prendre une petite mini pause et que tout d’un coup c’est devenu une très longue absence. Vient ensuite le manque d’idée et les idées pas assez complètes, les brouillons peu inspirants, la frustration, l’envie de tout effacer pour recommencer à zéro encore une fois.

Alors me revoici! Qu’est-ce que j’ai fait durant mon absence? J’ai couché Arthur plus tôt le soir, à sa demande, ce qui m’a donné plus de temps pour regarder des séries sur Netflix. En moins d’une semaine, j’ai commencé et terminé la série canadienne Being Erica… J’ai été témoin des premiers pas d’Arthur. Il a fait la grève pendant deux semaines, puis quand il m’a entendu dire que ça devait avoir été une fausse alerte, qu’il allait peut-être se passer quelques mois encore avant qu’il ne marche, il a recommencé. Je suis devenue la Belle au Bois Dormant, version très soft je vous rassure. Oui oui. Arthur me réveille matin en me donnant un bisou. Vous êtes jalouses, hein? Il s’est mis à dire «t’aime» d’une voix toute douce, avec des étoiles dans les yeux. Il s’est mis à dire «lait» aussi.

C’est fou à quel point on ne se rend pas compte de la vitesse à laquelle ils grandissent! Puis on le met par écrit et on se dit, ouf, ça a été un mois chargé après tout!

Corde---Menthe

Pour ma part, j’ai pris une résolution:

Me remettre en forme

Bon, «remettre» n’est peut-être pas le bon terme. Je n’ai jamais été en forme. Au secondaire, les cours d’éducation physique se classent parmi les pires moments de mon adolescence. Courir? C’est d’un ennui total. Les jeux d’équipe? Je déteste la compétition, présente même dans les matchs supposément amicaux. Le seul trimestre où je n’ai pas lamentablement échoué, c’est celui où l’on a utilisé le gym de l’école, avec les poids et haltères. Probablement parce que pour une fois, notre réussite n’était pas mesurée à notre performance, mais bien notre aptitude à suivre notre programme d’entraînement personnalisé.

Je serais sans doute plus en forme aujourd’hui si j’avais continué à aller au gym après la fin du secondaire. L’idée que les habitués puissent rire de mes piètres habiletés m’a freinée. Ouais, c’est con. Mais ce qu’il y a de génial avec notre époque, c’est que nous avons accès à internet et qu’il suffit de quelques clics pour trouver un programme d’entraînement qui nous convient.

Pour le moment, je me concentre sur trois choses seulement:

Fleche---MentheAdopter cette nouvelle routine, parce que j’ai déjà tenté de me «remettre en forme» par le passé et que j’abandonnais après avoir pris une seule journée de congé.

Fleche---MentheAvoir du plaisir, parce que j’ai toujours associé l’exercice physique avec l’ennui total.

Fleche---MentheAméliorer ma flexibilité, parce que ça rendra les exercices plus faciles à faire, parce que ça réduira les risques de blessures, et parce que, admettons le, c’est ridicule qu’une femme de mon âge aie de la difficulté à mettre ses souliers.

J’en suis à terminer ma première semaine. Chaque jour, je fais des exercices d’assouplissement, des exercices pour tonifier mes fesses, mes bras, trente secondes de planche pour resserrer les muscles de mon ventre, et un vidéo de Blogilates. Pas tout en même temps, mon fils ne me le permet pas, mais à chaque fois que j’en ai l’occasion. Je dois faire 15 minutes d’exercice par jour en tout. Ce qui n’est pas beaucoup, mais c’est quand même plus que ce que je faisais avant (à savoir: rien).

Le plus important, c’est que j’aime ça. Pour la première fois de ma vie, j’aime faire de l’exercice physique! J’ai le corps endolori. Mes muscles ne comprennent pas pourquoi je leur fais subir ça. Mais mon cerveau est content! Je prends soin de moi, j’ai un but qui semble réalisable… et je me sens bien, malgré mes cuisses qui crient pitié.

Pour être certaine que je n’oublie rien, je me sers de l’application Wunderlist. Ça m’envoie une notification à 16h si je n’ai pas coché les items de ma liste. Beaucoup mieux qu’un calendrier papier que je peux «perdre»!

Corde---Menthe

Et vous, vous entraînez-vous? Sinon, qu’est-ce qui vous freine?

Oh, et que pensez-vous de mon nouveau thème?

Cinq ans, une éternité

Cet article a d’abord paru sur mon ancien blog le 3 février 2015.

Je suis rouillée. Il y a si longtemps que je n’écris plus régulièrement, et aujourd’hui l’inspiration prend du temps à arriver. Solution: je parcours le web à la recherche d’idées. C’est ainsi que j’ai trouvé le blog Mama’s Losin’ It, qui offre à ses lecteurs des writing prompts chaque semaine.

C’est dans la listes d’idées pour la semaine du 22 janvier que j’ai trouvé le sujet du présent article:

If you could have given yourself a snapshot five years ago of what your life is like now, what would the picture be of and how do you think you would have felt about it?

Il y a cinq ans, j’avais 19 ans et je croyais que ma vie était terminée, qu’il n’y avait plus d’espoir. J’ai fait une dépression et lorsque j’ai enfin vu une psy, la thérapie s’est mal déroulée et s’est terminée abruptement sans que j’aie fait le moindre progrès. Puis ma grand-mère est décédée. Tout ça pour dire que 2010 a été ma pire année.

Si je pouvais prendre une photo représentant ma vie d’aujourd’hui et l’envoyer à la jeune fille que j’étais il y a cinq ans, qu’est-ce que je photographierais?

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Crédit:  Khánh Hmoong

Un portrait de famille serait la réponse facile. En 2010, j’avais encore en bouche le goût amer qu’avaient laissé deux relations amoureuses où je sentais que mes partenaires m’avaient caché beaucoup de choses. Des amitiés s’étaient éteintes, des rêves avaient été détruits. Certainement, me voir entourée d’un homme aimant et de mon fils m’aurait donné espoir que cette solitude ne serait pas éternelle.

À bien y penser, la photo de famille n’aurait peut-être pas eu l’effet désiré. Je ne voulais pas d’enfant. Lorsque je m’imaginais mère, ce qui n’arrivait pas souvent, je me figurais un bien triste tableau, avec un enfant négligé, des obligations financières étouffantes, un père prêt à prendre ses jambes à son cou. C’est d’un regard sceptique que j’aurais vu mon actuelle famille. Jamais je n’aurais cru qu’un jour, je tomberais amoureuse d’un homme qui m’aimerait en retour, avec qui je fonderais une famille, et qu’en prime je serais une super maman (dit-elle avec zéro modestie).

Pour que Celle-que-j’étais-il-y-a-cinq-ans y croit le moindrement, il faudrait donc éviter de montrer ma famille, aussi merveilleuse soit-elle.

Quel autre aspect de ma vie d’aujourd’hui aurais-je eu besoin de voir à cette époque, si ce n’est pas ma famille? Ça devient moins facile tout d’un coup. La «bonne» réponse est difficile à trouver pour une raison bien simple: ce qui me manquait avant et que j’ai maintenant en abondance est quelque chose à laquelle je ne pense plus. On s’habitue vite au confort. On oublie d’être reconnaissant.

Il y a cinq ans, je vivais l’insécurité alimentaire. Je ne mangeais pas à ma faim, j’ignorais comment j’allais réussir à manger le lendemain, la semaine suivante… Et quand je mangeais, j’étais à des années-lumière de la gastronomie. Pensez pâtes blanches et soupe de lentilles sans assaisonnements.

Ce n’est plus le cas. Il me reste la crainte de manquer de nourriture, mais c’est généralement une crainte infondée. Le frigo est plein. Je mange bien, diversifié. Si je pouvais envoyer une photo de ma vie d’aujourd’hui à Celle-que-j’étais-il-y-a-cinq-ans, j’y figurerais dans la cuisine, en pleine préparation du souper (même si je déteste cuisiner, mais ça, c’est un détail). Je voudrais faire comprendre à cette jeune fille de 19 ans que son estomac ne serait pas éternellement tordu par la faim ou les odeurs louches de mes tentatives culinaires. J’aurais voulu lui dire de s’accrocher, que cette pauvreté, cette anxiété, tout ça allait finir éventuellement. Qu’un jour, ma vie ne serait plus couleur bouillie d’avoine.

J’ignore comment j’aurais réagi devant cette image, mais il est probable qu’elle aurait allumé une toute petite lueur d’espoir dans ma tête. Et ça, c’est ce dont j’avais besoin il y a cinq ans, il y a une éternité.