Les petits mots d’Arthur

Quand je tombe dans le piège de la comparaison, je trouve qu’Arthur ne parle pas beaucoup. Il bavarde constamment, prononçant des syllabes dénuées de sens sur le ton de la conversation, mais les vrais mots me semblent plus rares que ce que me rapportent les autres sur leurs propres enfants.

Embarque la culpabilité: je suis trop introvertie et ça nuit au développement de mon fils. Je devrais lui parler plus souvent, diminuer les périodes où il joue seul même s’il a du plaisir pour m’asseoir avec lui et chanter des comptines. Je devrais courir les matinées mère-enfant pour qu’il interagisse avec des enfants de son âge. Et blah blah blah. Ainsi de suite, jusque j’en arrive à la conclusion que je suis une mauvaise mère.

Mais si je prends du recul, je me rends compte que son vocabulaire est tout à fait acceptable. Lire la suite de « Les petits mots d’Arthur »

Mamanforme

(Ahem. Pardonnez le titre. Oui, c’est une allusion à Enfanforme.)

Je n’ai rien publié depuis un mois pour plein de raisons, la principale étant que j’ai voulu prendre une petite mini pause et que tout d’un coup c’est devenu une très longue absence. Vient ensuite le manque d’idée et les idées pas assez complètes, les brouillons peu inspirants, la frustration, l’envie de tout effacer pour recommencer à zéro encore une fois.

Alors me revoici! Qu’est-ce que j’ai fait durant mon absence? J’ai couché Arthur plus tôt le soir, à sa demande, ce qui m’a donné plus de temps pour regarder des séries sur Netflix. En moins d’une semaine, j’ai commencé et terminé la série canadienne Being Erica… J’ai été témoin des premiers pas d’Arthur. Il a fait la grève pendant deux semaines, puis quand il m’a entendu dire que ça devait avoir été une fausse alerte, qu’il allait peut-être se passer quelques mois encore avant qu’il ne marche, il a recommencé. Je suis devenue la Belle au Bois Dormant, version très soft je vous rassure. Oui oui. Arthur me réveille matin en me donnant un bisou. Vous êtes jalouses, hein? Il s’est mis à dire «t’aime» d’une voix toute douce, avec des étoiles dans les yeux. Il s’est mis à dire «lait» aussi.

C’est fou à quel point on ne se rend pas compte de la vitesse à laquelle ils grandissent! Puis on le met par écrit et on se dit, ouf, ça a été un mois chargé après tout!

Corde---Menthe

Pour ma part, j’ai pris une résolution:

Me remettre en forme

Bon, «remettre» n’est peut-être pas le bon terme. Je n’ai jamais été en forme. Au secondaire, les cours d’éducation physique se classent parmi les pires moments de mon adolescence. Courir? C’est d’un ennui total. Les jeux d’équipe? Je déteste la compétition, présente même dans les matchs supposément amicaux. Le seul trimestre où je n’ai pas lamentablement échoué, c’est celui où l’on a utilisé le gym de l’école, avec les poids et haltères. Probablement parce que pour une fois, notre réussite n’était pas mesurée à notre performance, mais bien notre aptitude à suivre notre programme d’entraînement personnalisé.

Je serais sans doute plus en forme aujourd’hui si j’avais continué à aller au gym après la fin du secondaire. L’idée que les habitués puissent rire de mes piètres habiletés m’a freinée. Ouais, c’est con. Mais ce qu’il y a de génial avec notre époque, c’est que nous avons accès à internet et qu’il suffit de quelques clics pour trouver un programme d’entraînement qui nous convient.

Pour le moment, je me concentre sur trois choses seulement:

Fleche---MentheAdopter cette nouvelle routine, parce que j’ai déjà tenté de me «remettre en forme» par le passé et que j’abandonnais après avoir pris une seule journée de congé.

Fleche---MentheAvoir du plaisir, parce que j’ai toujours associé l’exercice physique avec l’ennui total.

Fleche---MentheAméliorer ma flexibilité, parce que ça rendra les exercices plus faciles à faire, parce que ça réduira les risques de blessures, et parce que, admettons le, c’est ridicule qu’une femme de mon âge aie de la difficulté à mettre ses souliers.

J’en suis à terminer ma première semaine. Chaque jour, je fais des exercices d’assouplissement, des exercices pour tonifier mes fesses, mes bras, trente secondes de planche pour resserrer les muscles de mon ventre, et un vidéo de Blogilates. Pas tout en même temps, mon fils ne me le permet pas, mais à chaque fois que j’en ai l’occasion. Je dois faire 15 minutes d’exercice par jour en tout. Ce qui n’est pas beaucoup, mais c’est quand même plus que ce que je faisais avant (à savoir: rien).

Le plus important, c’est que j’aime ça. Pour la première fois de ma vie, j’aime faire de l’exercice physique! J’ai le corps endolori. Mes muscles ne comprennent pas pourquoi je leur fais subir ça. Mais mon cerveau est content! Je prends soin de moi, j’ai un but qui semble réalisable… et je me sens bien, malgré mes cuisses qui crient pitié.

Pour être certaine que je n’oublie rien, je me sers de l’application Wunderlist. Ça m’envoie une notification à 16h si je n’ai pas coché les items de ma liste. Beaucoup mieux qu’un calendrier papier que je peux «perdre»!

Corde---Menthe

Et vous, vous entraînez-vous? Sinon, qu’est-ce qui vous freine?

Oh, et que pensez-vous de mon nouveau thème?

Mille et une façons de me faire sourire

La journée d’hier restera dans ma mémoire comme l’une des pires journées de ma vie de maman. En effet, comme si je n’en avais pas eu assez lorsqu’Arthur était réveillé, ça a été pire après l’avoir couché (et avoir publié mon article). À qui on dit merci? À une belle panne d’électricité qui a duré jusqu’à 7h ce matin! J’ai passé deux heures à chercher des allumettes ou un briquet pour allumer des chandelles. Deux heures gaspillées, parce que je n’ai pas trouvé ces foutues allumettes (alors qu’elles on traîné dans l’armoire de la salle de bain depuis que nous avons emménagé ici il y a 2 ans) ni même un misérable briquet (pourtant, Arthur réussit à mettre la main dessus au moins 2 fois par semaine). À 23h, quand Chéri est revenu de travailler, j’étais toujours dans le noir, je n’avais pas mangé et j’étais à deux doigts d’un mental breakdown.

Aujourd’hui, ça va mieux.

Et si j’attirais la bonne humeur en ne parlant que de ce qui m’amène de la joie?

Parce que s’il me rend folle, Arthur met beaucoup de soleil dans ma vie. Il n’a que treize mois, et déjà il commence à faire de l’humour. Son numéro préféré: faire semblant de se cogner la tête, et là je dois dire «boing!» sinon ce n’est pas drôle.

Il s’exprime dans un dialecte que seul lui comprend, avec des mots pleins de consonnes. «Blah gala keu, Goering kla! Boulougne me?». Le tout à un rythme qui imite les paroles «des grands» et accompagné de mouvements expressifs des bras. Son vocabulaire de vrais mots continue de s’élargir, il me fait fondre lorsqu’il dit «bye bye papa» de sa voix toute douce.

Il aime les chats, et nos chats l’aiment. Bon, d’accord, c’est un peu un mensonge. Je ne fais pas confiance à la plus jeune, elle est nerveuse et semble prête à attaquer Arthur dès que l’occasion se présentera. Notre matou, lui, ne se laisse pas toujours approcher, mais au moins il n’y a aucune once d’agressivité en lui et je l’adore pour ça. La plus vieille, par contre, est une merveille. Azazel vient souvent se coucher près de là où joue Arthur pour se faire flatter et il peut faire n’importe quoi, lui tirer le poil, toucher ses oreilles, agripper sa queue, lui donner un bisou entre les deux yeux… elle se laisse faire. Et si elle n’a plus envie de se faire toucher? Elle s’en va, c’est tout. Elle a beau porter le nom d’un démon, Azazel est un ange!

Il a compris ce que signifient les mots «je t’aime». En tout cas, c’est l’impression que j’ai. Sinon, pourquoi me ferait-il un câlin chaque fois que je lui dis que je l’aime?

Quand il referme les tiroirs, il fait très attention à ne pas se coincer les doigts. Euh… mais qu’est-ce que ça fait dans la liste? C’est simple, je suis submergée par l’amour que j’ai pour mon fils quand je le vois poser ce geste. Vous pouvez me répéter que les enfants de son âge sont inconscients du danger, la vérité est qu’Arthur sait très bien que s’il referme le tiroir sans enlever ses doigts, ça fait mal, et il a trouvé tout seul comment éviter cet accident.

Il se trémousse au son de la musique. Je vous le confirme, ce ne sont pas que les petites filles qui aiment danser, les petits garçons aussi! Les goûts musicaux d’Arthur sont douteux (sa chanson préférée du moment, c’est Sucker de Charli XCX) mais je me dis que l’important est qu’il s’amuse et qu’au moins, il ne comprend pas les paroles et est encore trop jeunes pour les répéter. Il va falloir que je lui fasse découvrir de nouveaux artistes avant qu’il se mette à chanter «You said you wanna bang / Well / F**k you, sucker», mais c’est une autre histoire…

Qu’est-ce qui vous fait sourire chez vos enfants?

Top 5 – Les choses qui m’ont «sauvé la vie» quand je suis devenue maman

Je n’ai pas la prétention de croire que parce que j’ai un enfant, je sais tout ce qu’on doit avoir pour accueillir bébé à la maison. Quand une amie sans enfant me demande des suggestions de cadeaux parce qu’il y a une femme enceinte dans leur entourage, je pédale un peu, beaucoup, passionnément.

La raison est simple: dans les premiers mois de la vie d’Arthur, je ne me suis servie d’à peu près rien de ce qu’on avait acheté. Bébé était dans mes bras, dormait à côté de moi, buvait mon lait, et pendant ce temps-là je pouvais compter sur Chéri qui s’est montré exemplaire en effectuant toutes les tâches ménagères et en cuisinant (hé oui, c’est lui qui cuisine, moi je réussis à rater une omelette). Même le lit pour bébé a ramassé la poussière et on n’est toujours pas allé acheter un matelas pour mettre dedans parce que se serait une dépense inutile.

La liste des choses que j’ai vraiment aimé avoir, donc, peut bel et bien être comptée sur les doigts d’une main. Lire la suite de « Top 5 – Les choses qui m’ont «sauvé la vie» quand je suis devenue maman »