Une année, un roman

Une année, un romanJe vous l’avais mentionné la semaine dernière. Je vous le répète: cette année, j’écris un roman. Voilà. C’est dit. Je ne peux plus reculer.

Ce ne sera pas mon premier roman. Pour vous faire une histoire courte, j’ai terminé quelques manuscrits qui ont fini oubliés dans les profondeurs d’un vieux PC. Bon débarras. Soit mon intrigue avait dérapé (en 2011, je voulais écrire un thriller psychologique, au final j’avais une espèce d’histoire d’amour), soit j’avais exploré un univers qui ne me convenait pas du tout et que je ne voulais plus jamais revisiter (en 2012, ça a été l’histoire d’une vampire propriétaire d’une agence de rencontres).

Le problème commun avec tous ces manuscrits ratés, c’est que j’ai voulu y aller trop vite.

En 2011, j’ai tenté d’écrire trop rapidement. Quand l’inspiration a bloqué, j’ai guidé mes personnages dans une direction aléatoire, sans égard pour la fin que j’avais imaginée. L’année suivante, je n’ai tout simplement rien planifié et j’ai écrit la première (mauvaise) idée qui m’a traversé l’esprit. Et je ne vous parle même pas de la qualité de l’écriture elle-même.

Il y a au moins un point positif: j’ai appris de ces erreurs.

Je sais maintenant l’importance de bien se préparer avant de se lancer. Il y a des auteurs capables de rédiger un premier chapitre sans savoir ce qui se passera dans le dernier. Pas moi. En 2016, je vais prendre le temps de bien connaître mes personnages et de développer une intrigue solide. J’ai déjà commencé à travailler sur mes deux protagonistes. Pour l’intrigue, je suis dans le noir total, mais ça devrait s’éclaircir bientôt. Enfin, j’espère.

Je sais aussi que ce n’est pas une course. Je n’ai pas besoin d’écrire 2000 mots par jour. De toute façon, avec Arthur et le manque de sommeil, ce serait impossible. Je veux bien que mon roman devienne une priorité, mais mon enfant et ma santé mentale passent encore devant! En 2016, je vais respecter mon rythme et me fixer des buts réalistes. Je n’ai le temps d’écrire que 50 mots? Alors 50 mots ce sera.

Et finalement, je sais que je suis capable d’écrire un roman complet. Je dois à présent me prouver que je suis capable d’en écrire un bon. Si je choisis avec soin mon intrigue, que j’aime mes personnages comme s’ils étaient mes propres enfants, que je savoure le processus plutôt que de vomir des tas de mots, pourquoi je ne réussirais pas?

C’était ma participation au rendez-vous d’Agoaye Un défi ou un écrit.